Surveillance maritime : La pêche illicite fait perdre 170 milliards à sept pays d’Afrique de l’Ouest

SAMEDI, 09 JUIN 2012 09:47 ÉCRIT PAR NEUTRE

La Commission sous-régionale des pêches (Csrp) a appelé, hier, les sept pays membres (Sénégal, Mauritanie, Guinée-Bissau, Guinée, Sierra-Léone, Gambie, Cap-Vert) à investir davantage pour l’acquisition de matériels performants de surveillance et de contrôle afin de lutter contre la pêche illicite, non réglementée (Inn). Une pratique qui coûte annuellement près de 170 milliards de francs Cfa aux pays concernés.

La 13ème conférence des ministres de la Commission sous-régionale des pêches (Csrp) a pris fin hier à Dakar. En dehors du Sénégal, de la Mauritanie et à un degré moindre  du Cap-Vert, les autres pays membres de la Csrp sont dépourvus de moyens adéquats de surveillance  et de protection  de leur zone économique exclusive. Le secrétaire permanent de la Csrp, Amadou Kane Ciré, qui attirait, hier, l’attention des  autorités étatiques de la commission, a plaidé pour que les pays concernés fassent des efforts afin d’acquérir des moyens navals et aériens de qualité. Même si l’organe sous-régional de gestion des pêches annonce un partenariat imminent avec l’Union européenne visant un financement des opérations de surveillance maritime. En tous les cas, la Csrp qui a fait de la lutte contre la pêche illicite son cheval de bataille, informe qu’elle va contribuer à réduire l’ampleur et l’impact de la pêche illicite.

C’est sans doute dans ce cadre qu’il faut inscrire la révision de la Convention de Praia signée en 1993 et relative à la pêche durable. Le nouveau document, issu des conclusions de la rencontre de Dakar, intègre désormais la pêche artisanale dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite. Cette convention est réservée jusque-là à la lutte contre certains pillages organisés de la pêche industrielle. Or, le Sénégal, à l’instar des autres pays de la Csrp, est confronté à une surexploitation de la ressource. Ce qui l’amène d’ailleurs à renouveler très souvent les accords signés avec des pays voisins comme la Mauritanie ou la Guinée-Bissau. Aujourd’hui, la rareté des espèces migratrices comme la sardinelle (« yaboye » en wolof) est à l’origine de cette décision d’intégrer les activités de la pêche artisanale dans le champ d’application de la convention de Praia.  Ouvrant les travaux aux côtés de son homologue gambien, le ministre de la Pêche et des Affaires maritimes, Pape Diouf, a  vivement appelé à la conjugaison des efforts des sept pays membres de la Csrp pour lutter contre les agressions de toutes sortes notées dans le secteur. Il a réaffirmé son optimisme relativement  à la sempiternelle question des autorisations de pêche que les pêcheurs guet-ndariens sollicitent auprès des autorités mauritaniennes. Pape Diouf a ainsi évoqué la volonté affichée par les autorités des deux pays à sauvegarder les intérêts des uns et des autres tout en respectant les lois et règlements en vigueur dans ces pays respectifs. Au nom du président en exercice de la conférence des ministres de la Csrp, le gambien Yaya Jammeh, Touray Kaba, (également ministre de la Pêche dans son pays) a rappelé le rôle important de la pêche dans la sécurité alimentaire de nos populations. Il a mis l’accent sur  l’urgence de réfléchir sérieusement sur les difficultés liées à  la baisse sensible des stocks de poissons, la perte progressive des habitats marins ou la dégradation de l’environnement.

Mamadou Lamine DIATT

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