Accord de sortie de crise entre parlement, junte et partisopen original article

BISSAU, 19 mai 2012 (AFP) – Le parlement de Guinée-Bissau, les auteurs du coup d’Etat du 12 avril et plusieurs partis politiques du pays ont signé à Bissau un accord de sortie de crise, devant notamment permettre de mettre en place une nouvelle commission électorale, a appris l’AFP samedi de sources officielles.

Selon un responsable, ce texte a été signé tard vendredi par le président intérimaire du Parlement, Braima Sori Djalo, les membres du “commandement militaire” (junte militaire) dont le chef d’état-major de l’armée Antonio Indjai, et 25 partis politiques dont le Parti de la rénovation sociale (PRS) de Kumba Yala, qui avant le putsch était le principal leader d’opposition.

L’accord, sur cinq pages, a été paraphé en l’absence de l’ex-formation au pouvoir, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), et de six autres partis anti-putsch. Le président de transition Manuel Serifo Nhamadjo a assisté à la signature.

D’après les médias publics -radio et télévision- qui ont également rapporté l’information, l’accord prévoit notamment la mise en place d’une nouvelle Commission nationale des élections (CNE), “dont le président doit être un magistrat de carrière” et qui sera chargé de mettre en place une nouvelle loi électorale.

Le texte stipule que le futur gouvernement – à former par l’ex-ministre des Finances Rui Duarte Barros, nommé Premier ministre le 16 mai – devra remettre en marche l’Administration publique, relancer les réformes dans les secteurs de Défense et de Sécurité, mais aussi dans l’Administration.

Aucune date n’a été communiquée pour la composition de cette équipe de ministres.

Le coup d’Etat militaire du 12 avril a secoué la Guinée-Bissau, où un processus de transition politique est en cours, avec les nominations de MM. Nhamadjo et Barros.

Une force ouest-africaine a commencé à se déployer dans le pays pour protéger les instances et personnalités politiques de transition mises en place après le putsch et qui devront organiser des élections générales d’ici à un an.

Le PAIGC ne reconnaît pas les nouveaux maîtres de Bissau.

Vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a demandé le retour immédiat à “l’ordre constitutionnel” et adopté à l’unanimité une interdiction de voyager contre cinq responsables du putsch, dont le chef d’état-major de l’armée Indjai.

aye-cs/plh

via Guiné-Bissau Docs (2833).

Anúncios

Deixe aqui o seu comentário

Preencha os seus detalhes abaixo ou clique num ícone para iniciar sessão:

Logótipo da WordPress.com

Está a comentar usando a sua conta WordPress.com Terminar Sessão / Alterar )

Imagem do Twitter

Está a comentar usando a sua conta Twitter Terminar Sessão / Alterar )

Facebook photo

Está a comentar usando a sua conta Facebook Terminar Sessão / Alterar )

Google+ photo

Está a comentar usando a sua conta Google+ Terminar Sessão / Alterar )

Connecting to %s