Guinée-Bissau: les militaires se plient aux exigences de la Cédéao et restent maîtres du jeu – Guinée-Bissau / Politique – RFI

Carlos Gomes junior, le Premier ministre sortant, et Raimundo Pereira, le président par intérim, sont arrivés vendredi 27 avril 2012 au soir à Abidjan, libérés par les militaires qui se plient ainsi aux injonctions de la Cédéao. Les militaires ont aussi promis une transition de douze mois. Une transition au terme de laquelle des élections seront organisées.

L’arrivée de Raimundo Pereira et de Carlos Gomes junior à Abidjan. Reportage de notre envoyé spécial.

Raimundo Pereira, président par intérim et Carlos Gomez Junior sont arrivés à Abidjan à bord d’un avion qui ramenait une délégation conduite par le chef d’état-major de l’armée ivoirienne, Soumaïla Bakayoko… On écoute les premiers mots à la presse de Raimundo Pereira… Les deux leaders bissau-guinéens déchus ont été accueillis par le ministre ivoirien des Affaires étrangères, Daniel Kablan Duncan et le ministre de l’Intégration africaine, Adama Bictogo…

Écouter (01:19)

28/04/2012 par Stanislas Ndayishimiye

L’annonce de la libération des dirigeants renversés, et de leur départ pour Abidjan, a été accueillie avec soulagement à Bissau.

La nouvelle de leur libération s’est répandue comme une traînée de poudre. Le récit de notre correspondant Allen Yero Emballo.

Des centaines de militants et sympathisants du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert, la famille politique de Carlos Gomes junior, ont pris d’assaut la permanence du parti. Des scènes de liesse, chants et danses se sont enchaînés jusqu’à la tombée de la nuit. Sous la pression de la communauté internationale, l’armée a vu sa marge de manoeuvre se rétrécir comme une peau de chagrin. Avec la libération du président intérimaire et du Premier ministre, c’est une grosse épine qui sort du pied du commandement militaire…

Écouter (01:11)

28/04/2012 par RFI

En apparence les militaires bissau-guinéens donnent l’impression qu’ils cèdent aux injonctions de la Cédéao. Mais au fond, les choses ne sont pas aussi simples. Tout d’abord, ils expulsent du pays deux hommes politiques qu’ils ont fait arrêter le 12 avril dernier. Et ce faisant, ils espèrent clairement les mettre définitivement hors jeu.

C’est particulièrement vrai à propos de Carlos Gomes junior qu’ils considèrent comme leur ennemi juré. D’ailleurs, c’est tout le sens de cette période de transition qu’ils comptent instaurer. Car si les militaires ont réduit la durée de la transition de deux à un an, là encore sous la pression ouest-africaine, ils comptent bien la confier à un gouvernement composé de personnalités neutres et de technocrates selon les indications du porte-parole militaire.

Enfin, si les militaires acceptent la présence d’un contingent de la Cédéao, c’est pour mieux neutraliser la force militaire envoyée par l’Angola et qu’ils accusaient d’être au service de Carlos Gomes. L’armée bissau-guinéenne estime sans doute moins dangereuse pour ses intérêts vitaux une force ouest-africaine que le contingent angolais. Pour l’état-major, l’essentiel était enfin de neutraliser l’axe politique entre Luanda et Lisbonne qu’ils considèrent comme le principal soutient de Carlos Gomes. Le plan de la Cédéao leur offre pour un temps cette satisfaction.

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